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Pourquoi la “women’s sexual freedom” (liberté sexuelle des femmes) met-elle certains hommes mal à l’aise ?

Célibataires Exigeants sur Lille Métropole (Groupe Privé )

Pourquoi la “women’s sexual freedom” (liberté sexuelle des femmes) met-elle certains hommes mal à l’aise ?

liberte sexuelle des femmes

La libération sexuelle a parfois bouleversé les rôles de chacun. Anatomie d’un désordre. Ou d’une avancée.

La liberté sexuelle des femmes finirait-elle par créer une nostalgie du romantisme chez les hommes? Pour certains, la sexualité est devenue anxieuse: les femmes qui s’intéressent plus à leur plaisir que les naïfs novices de la romance et les autres baisers dans le cou les laissent interdites. C’est le cas de Augustin, 35 ans: “Je me sens parfois comme un vieil imbécile, avec mes bouquets de fleurs et mes envies de tendres regards pendant l’amour. Je me retrouve face à des filles qui me sautent dessus la première nuit et me demandent de les toucher , plus vite, plus fort, merci, au revoir, j’ai l’impression qu’après des années de matraquage de la photo d’un homme sensible, nous ne cadrons pas du tout avec ce que les femmes attendent de nous. “

Les jeunes femmes, en particulier, ont une approche très mécanique de la sexualité !

En fait, ce ne sont plus les fleurs bleues d’antan. Ils placent maintenant leur vie amoureuse en arrière-plan: 17% l’identifient comme un facteur de leur équilibre, contre 38% pour leur indépendance financière. Et en même temps qu’elles lâchent le coté romantique, elles sont plus attentifs à leurs désirs: une grande majorité ose les exprimer davantage (une proportion qui gonfle chez les plus jeunes). 81% d’entre elles pensent qu’il est plus facile pour une femme que pour un homme de parler de son plaisir; et 62% en termes de demander franchement ce qu’elles veulent.

Catherine Solano, sexologue à Paris, est frappée par cette récente transformation: “Les femmes consultent de plus en plus souvent sur des questions techniques, alors qu’elles s’occupaient principalement de l’aspect relationnel jusqu’à une date récente”, dit-il. Les jeunes, en particulier, ont une approche très mécanique de la sexualité: elle doit fonctionner, elle doit en jouir. En revanche, les hommes, même s’ils sont encore aux prises avec des problèmes de performance, sont de plus en plus intimes avec des questions d’amour. Le pré-établi les rôles semblent converger. “

La liberté sexuelle des femmes: des désirs qui se disent.


Julie, 32 ans, vit également ce bouleversement, qui est loin d’être enchanteur. “Je parle assez ouvertement de sexe, je sais ce que j’aime et je n’ai pas l’intention de rester tranquille pour mettre mon partenaire avant: c’est 50-50. Sauf que, lorsque j’exprime mes désirs, je ressens généralement une peur de l’autre côté Certains hommes ont peur d’être devant une femme qui maîtrise le jeu. “À 20 ans, Marie, elle a 21 partenaires et estime que cela met une pression sur les jeunes hommes qui en ont souvent moins l’expérience. “Le fait que je prenne les rênes en a bloqué plus d’un, c’est pourquoi je préfère rassurer, minimiser et éviter d’être qualifié de” putain “, je reste parfois dans la réserve.”

La psychologue américaine Terri Fisher a récemment prouvé que si le nombre de partenaires sexuels différait tellement entre hommes et femmes dans les études statistiques, c’est simplement que les femmes en minimisent le nombre. Pour ne pas sortir de la boite “gentille fille”. “C’est clair: cette sexualité nouvellement conquérante fait peur à beaucoup d’hommes”, dit Catherine Solano, “ils sont terrifiés par certaines femmes qui adoptent une manière traditionnellement masculine de vivre la sexualité, c’est-à-dire, un plaisir qu’elles recherchent, d’autre part, une idée de performance “.

Grégoire a 48 ans. Il ne se voit pas comme une drague, mais comme un séducteur “qui n’a rien à voir”: il est attaché à une certaine idée du romantisme. “J’ai rencontré cette femme un soir: plus jeune que moi, très belle, elle m’a suivie chez moi au petit matin, je lui ai offert un café et je lui ai montré ma bibliothèque, j’ai pensé parler de littérature quand elle m’a on s’en fou de tes meubles, baise-moi maintenant ‘et m’a traîné dans ma chambre comme un gosse, elle m’a vraiment baisé “, dit-il. C’était bien, oui, mais cela lui laissait un goût amer. “Elle était très rapide, directive, savait ce qu’elle voulait et l’a demandé carrément, elle m’a retourné comme une crêpe … Cela m’a complètement déstabilisé, j’avais eu, en la revoyant, la confirmation que ce n’était pas de l’alcool qui l’avait désinhibée: les 3 autres fois, nous ne nous sommes vus (pas trop concentrés sur mes conseils de lectures…), puis elle est partie et ne m’a jamais rappelée. “

Olivier reste seul avec ses désirs d’amour, et ce n’est pas sa seule anecdote: à chaque fois, des femmes plus jeunes que lui, à la sexualité assurée, qui dirigent la danse de A à Z. “On a l’impression d’être un jouet sexuel”, il hésite. Dans “Les femmes et leur plaisir”, l’écrivaine Isabelle Yhuel s’interroge également sur le désarroi des hommes face à ces amazones sexuelles également centrées sur leur propre plaisir, qui se soucient plus d’eux que du sacro-Saint-pénis. “A partir du moment où les femmes n’avaient plus le risque de devenir une épée de Damoclès, cette transformation était en cours et une peur est née. L’idée que les femmes puissent disposer de leur corps ne passe toujours pas. Aujourd’hui, cette sexualité a cessé de placer l’érection au centre de tout, et c’est un bouleversement pour les hommes. “

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