Dixième épisode inspiré de mes accompagnements « Lovelie »
Le syndrome du signal perdu…
Véronica, architecte de formation, est âgée de 34 ans. Elle me confie avoir un secret qu’elle qualifie d’honteux : elle a un GPS intérieur qui recalcule l’itinéraire dès la première sortie de route !
Récemment, lors d’un rendez-vous galant, son prétendant arrive avec dix minutes de retard… Recalcule. Il a déjà mis deux jours à répondre à un message… Recalcule.
Du coup, Véronica emprunte un itinéraire alternatif : la fuite immédiate. « Je ne laisse jamais à personne le temps de se justifier, je préfère partir. Ainsi, c’est moi qui décide de la tournure des événements. »
La difficulté, c’est qu’un GPS qui recalcule à la moindre alerte ne mène nulle part : il fait juste tourner en boucle autour du même rond-point.
Cette jeune femme a découvert l’émergence d’un ancien réflexe, hérité d’une histoire d’amour d’adolescente qui s’était éteinte sans explication — le silence total, la panne sèche émotionnelle !
Depuis, une règle quelque peu absurde mais tenace s’est installée : « Mieux vaut abandonner la route que de risquer la panne. »
Alors, il s’est agi de reconsidérer un nouvel itinéraire amoureux, jalonné de zones de tolérance, d’aires de repos et de panneaux « Travaux, patience requise ».
Trois mois plus tard, Véronica m’a adressé un message : « Il a mis quatre jours à répondre à mon dernier message. Je n’ai pas trépigné, j’ai simplement attendu patiemment pour accueillir le fait que mon prétendant avait une semaine extrêmement chargée. »
Le GPS n’a pas totalement disparu, mais Véronica apprend à faire confiance au trajet sans voir la destination.
Si votre boussole intérieure perd également son azimut, je serai ravie de vous accompagner avec douceur et professionalisme pour avancer vers votre propre destination.
| Catherine Chautard-Ungar |
